Depuis plusieurs années, ces trois pays sont traversés par des mutations internes mettant en exergue leurs problématiques environnementales. Aujourd'hui ils ont de forts besoins dans les secteurs de l’eau et des déchets. Ils font appel aux entreprises étrangères pour les aider à trouver des solutions. 

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Programme 

  • Présentation des nouvelles perspectives et opportunités locales sur ces trois marchés à forts potentiels.
  • Focus sur les nouvelles mesures d’accueil législatives sociales et économiques, visant à favoriser l’implantation d’entreprises exportatrices
  • Conseils stratégiques pour réussir à s’implanter sur ces marchés
  • Séance de question réponse avec nos trois experts locaux

Intervenants 

  • Juliette PETIT Conseillère en Stratégie de développement international au Brésil
    Installée au Brésil depuis 6 ans, au sein du pôle Industrie & Cleantech, Juliette accompagne les entreprises françaises du secteur de l’environnement au Brésil.
  • Kamel SILHADI Conseiller en stratégie de développement international en Algérie
  • Cristina AFONSO Conseiller en stratégie de développement international au Chili

Le Chili

Eau 

Le pays rencontre l’une des plus grandes sécheresses depuis 60 ans. 76% de son territoire est affecté par le phénomène. En 2019, il a fait parti des 10 pays les plus touchés par le changement climatique. De ce fait, de nombreuses communautés sont en état d’urgence. Les secteurs miniers et agricoles sont également impactés. Pour pallier cette situation l’état a prévu 5 MDS USD d’investissements afin de mettre en place des nouvelles technologies d’optimisation des ressources.

En parallèle, le chili rencontre également un problématique de pollution de l’eau importante liée à l’industrie minière, notamment dans le Nord du pays. Plus de 70 % des réserves en eau présentent un déficit par rapport à leur capacité et leur moyenne historique.

Déchets 

Le Chili produit 17M de Tonnes de déchets par an, avec un taux de recyclage de 10%. En2018, les Chiliens généraient 1,1kg de déchets par jour et par personne, ce qui équivalait alors à 7,4M de Tonnes de déchets domestiques annuelles. L’objectif de l’État chilien est d’atteindre 30% de revalorisation des déchets entre 2018 et 2030.

D’autre part, 427 000 tonnes de déchets dangereux ont été produits en 2013, principalement du fait des mines (41,8%), de l’industrie manufacturière (35%) et de la distribution d’électricité (11,1%). En 2015, le pays comptait 34 sites d’enfouissement mais surtout 76 décharges.

L'Algérie

Eau 

Il existe de réelles opportunités liées aux secteurs de l’eau, des énergies renouvelables et des déchets.

L’Algérie dispose de ressources en eau limitées et de qualité médiocre et s’efforce d’en optimiser la gestion

Le ministère des Ressources en eau compte réaliser une trentaine de barrages d’ici 2030. Il prévoit aussi la construction à moyen terme de 17 usines de traitement des eaux potables, 60 stations d’épuration ou de lagunage des eaux usées, et 3 nouvelles unités de dessalement d’eau de mer.

De grandes opportunités d’affaires et de partenariats s’offrent aux entreprises françaises, dans le transfert d’expertise, l’ingénierie de projets, le suivi et la réalisation de travaux, la fourniture d’équipements.

Déchets

De nouvelles orientations et réalisations dans le domaine des déchets

L’Algérie souhaite durant ce quinquennat, réaliser de nouveaux centres d’enfouissement technique (CET) des déchets, centre de tri, usines d’incinération et de compostage, poursuivre l’introduction progressive du tri sélectif, le recyclage et la valorisation des déchets, etc. Le ministère de l’Environnement et des Énergies renouvelables projette également d’équiper les plus grandes villes du pays d’incinérateurs. Plusieurs marchés sont prévus pour l’élimination de déchets spéciaux tels que l’amiante, les médicaments et les pesticides périmés.

Le Brésil

Eau

Le Brésil dispose du plus grand débit d’eau douce du monde et de 15 % des réserves en eau douce de la planète. Le potentiel d’eau douce par habitant/an est de 35 000 m³ (4 fois plus que les moyennes européennes), dont seulement 2 % sont utilisés. Malgré ces énormes réserves d’eau douce les taux de raccordement de la population à l’eau potable et surtout au réseau d’égouts, ainsi que le taux de traitement des effluents collectés, restent insuffisants. On estime que 82,5% de la population brésilienne a accès à l’eau potable.

Moins de la moitié de la population est raccordée à un réseau d’égouts (48,6%) et seulement 39% du volume total des eaux usées est traité. Épine dorsale de la politique d’assainissement fédérale, le PLANSAB prévoit des investissements de l’ordre de 420 Mds BRL (soit environ 128,5 Mds EUR) pour atteindre l’universalisation des services à l’horizon 2030. Dans un contexte de raréfaction de la ressource hydrique depuis 2014 dans certaines régions du Brésil, l’optimisation de la gestion des pertes en eau dans les réseaux de distribution s’impose.

Les savoir-faire français, notamment des solutions smart adaptés aux réalités locales, gagneraient à être présentées aux sociétés publiques et privées de distribution d'eau et de services d'assainissement.

Déchets

Bien que l’indice de couverture des collectes avoisine 91% du territoire (avec de grandes disparités régionales), 41,3% des déchets sont encore acheminés vers des décharges à ciel ouvert (lixão). Seules 3 859 municipalités (sur 5 564) proposent des initiatives de collecte sélective des déchets urbains, avec toutefois de grandes disparités entre le sud (89,6%) et le nord (57,3%) du pays, mais aussi entre les différents quartiers d’une même ville.

Ce secteur peut donc représenter des opportunités importantes pour les entreprises françaises, à condition que des garanties solides soient mises en œuvre pour les investisseurs.

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