Peste porcine africaine, grippe aviaire, et aujourd’hui Covid-19, les maladies dangereuses et les épidémies n'ont rien de nouveau pour le secteur de l'industrie de la viande en Pologne, qui doit s’adapter en permanence. L’ensemble des acteurs a investi beaucoup de temps et d'argent dans l'amélioration des normes de biosécurité ces dernières années.

Les conséquences positives sont visibles à l’heure actuelle : les producteurs assurent que la production animale est fluide.

Cependant, la situation évolue de manière très rapide et les industriels sont bien conscients que le coronavirus peut frapper indirectement le secteur. La demande exceptionnelle des consommateurs pour la viande de porc et de volaille ces dernières semaines va être suivie par un changement radical de la situation et un ralentissement des achats.

L’arrêt d’activité de structures commerciales (bars, restaurants, hôtels etc.), les perturbations logistiques (transport des animaux et de la viande, manque de personnel etc.) et les problèmes financiers des producteurs sont autant de modifications de la structure du marché qui impactent l’industrie.

Cinq organisations de l'industrie de la viande (l'Union des producteurs et des employeurs de l'industrie de la viande, l'Union polonaise de la viande, l'Association des bouchers et charcutiers, le Conseil national de la volaille et l'Association polonaise des producteurs de viande bovine) ont donc appelé le Premier ministre et le ministre de l'Agriculture à prendre d'urgence des mesures ad hoc pour prévenir les effets économiques négatifs dans le secteur agroalimentaire dans le cadre de la montée de l'épidémie de coronavirus.

Les propositions concernent, entre autres, la simplification des démarches administratives, l’aide à l’embauche de travailleurs étrangers, le report des délais de paiement, taxes et cotisations et l’aide au maintien de la production en cas de détection du virus Covid-19 chez un employé.