Pour l’année 2019, les exportations de vins et spiritueux français atteignent 14 Mds EUR (+5,9 % par rapport à 2018), 14,3 Mds EUR en comptant bières et cidres.

Un bilan très positif qui ne doit cependant pas faire perdre de vue que ces résultats sont la conséquence de tensions commerciales et politiques : la taxe Trump de 25 % aux États-Unis, les incertitudes du Brexit et la récession chinoise qui dure depuis maintenant 2 ans.

Avant même la crise sanitaire du Covid-19, 2020 allait s’annoncer comme étant difficile et incertaine pour les entreprises françaises. Les importateurs américains et britanniques ont surstocké en prévision de la modification de la taxe américaine. Quant au marché chinois, les vins australiens ont dépassé les vins français en termes de part de marché : 35 % pour l’Australie contre 29 % pour la France.

Du côté des effervescents, les champagnes maintiennent leurs volumes à l’export avec 1,14 M hl (+0,92 %) mais valorisent très bien à 3,1 Mds EUR (+7,55 %).

Les autres vins mousseux tirent leur épingle du jeu (notamment les crémants) avec +8.47 % en volume (814 000 hl) et +5 % en valeur (343 M EUR).

La taxe Trump ne touchant que les vins tranquilles, il est certains que les vins effervescents ont bénéficié de la taxe.

Du côté des vins tranquilles français, 10,5 M hl ont été exporté (+0,3 %) pour 5,84 M EUR (+2,9 %). Les AOP (+3,3 % en valeur), IGP (+2,5 % en valeur) et VDF (+0,6 % en valeur) suivent la même tendance : des volumes stables légèrement mieux valorisés. Certaines AOP s’en sortent très bien : bourgogne (+10 % en valeur), provence (+8 % en valeur) et la loire (+8,6 % en valeur).

Les spiritueux français ne connaissent pas la crise avec des volumes stables (+0,04 %) et une belle valorisation (4,7 Mds EUR, +8,86 %) portée par le cognac (3,5 Mds EUR, +11,5 % en valeur). Le cognac représente 75 % des exportations de spiritueux français.

Les 5 premiers marchés d’export en 2019 sont les suivants : États-Unis (3,73 Mds EUR, +16 %) ; Royaume-Un