Le Kenya demeure en 2021 l’un des pays d’Afrique le plus touché par la cybercriminalité, notamment en raison de l’augmentation et la généralisation du télétravail.

Une étude menée par la société de cybersécurité Kaspersky répertorie le Kenya, l'Afrique du Sud et le Nigéria comme des pays susceptibles de faire face à des menaces persistantes avancées (ATP) en raison de leur forte adoption d'Internet. Ainsi, on estime que les attaques de logiciels malveillants contre des particuliers, des entreprises, des agences gouvernementales et d’autres organisations dépassaient déjà 28 M à la fin du mois d’août 2020.

En 2021, les attaques contre les petites et moyennes entreprises (PME) et les institutions financières devraient principalement émaner de pirates travaillant pour le compte d'autrui et de groupes de cyber mercenaires qui hameçonnent des informations confidentielles et sensibles pouvant être utilisées lors de contentieux judiciaires. Ces sociétés sont également à même de voler des secrets commerciaux, et de fournir à leurs «employeurs» une veille concurrentielle.

Les entreprises sont sous pression pour se différencier sur un marché hautement concurrentiel alors qu'elles luttent pour survivre en ces temps difficiles. Cela constitue un terreau idéal pour ces groupes malveillants. Et bien que cette activité n’ait pas encore été répandue en Afrique, la région n’est pas à l’abri de cette cyber-menace.

La Communication Authority of Kenya attribue d’ailleurs également l’augmentation des cyberattaques au développement du télétravail et du commerce en ligne : les cybercriminels ciblent les systèmes et outils de travail à distance, et les sites de commerce électronique pour des transactions frauduleuses.

La demande en solutions de cybersécurité est donc bien présente, notamment dans les secteurs de l’économie kenyane les plus touchés par ces attaques : les services bancaires et financiers, les institutions gouvernementales, le secteur des télécommunications, de la santé, du to