Le Kenya a été l’un des premiers pays à bénéficier de solutions insurtech utilisant la téléphonie mobile. Les startups de l’insurtech ont ainsi commencé à se développer au Kenya à partir de 2015, palliant une offre traditionnelle devenue peu compétitive et mal adaptée aux enjeux des petits acteurs locaux. Aujourd’hui, les compagnies d’assurances kényanes réinventent la manière dont elles fournissent leurs services à leurs marchés cibles, en particulier les personnes à faible revenu et les habitants des zones rurales.

Le taux de pénétration de l'assurance au Kenya a chuté à 2,43 % en 2019, le plus bas de ces 15 dernières années, selon le rapport Kenya Insurance Industry Survey. Ce chiffre s’explique notamment par un manque d’éducation sur les questions d’assurance, une majorité de kenyan considérant l’assurance comme un luxe dont on peut se passer. En 2019, les secteurs de l’assurance les plus porteurs concernaient l’automobile et la santé.

Malgré l’ampleur des défis encore à relever, les startups de l’insurtech kenyanes se développent et bénéficient de belles levées de fond. C’est par exemple le cas de la startup Pula, spécialisée dans l’assurance numérique et agricole, qui a clôturé fin janvier 2021 un investissement de série A de 6 M USD. Grâce aux datas et à ses logiciels d’intelligence artificielle, la startup parvient à aider les petits agriculteurs à gérer les risques climatiques, à améliorer leurs pratiques agricoles et leurs revenus au fil du temps.

Autre succès récent et notable pour la startup d’insurtech médicale Turaco qui a levé 2 M USD en novembre 2020 pour ses produits d’assurances simples et bon marché, distribués en partenariat avec des acteurs locaux.

Le secteur de l'assurance présente donc de nombreuses opportunités pour les nouveaux acteurs et startups innovantes, à condition de s'adapter aux contraintes locales.