La crise sanitaire a montré le besoin en solutions innovantes dans le secteur de la santé pour contrer la pandémie. Ce fut particulièrement le cas pour les pays d’Afrique de l’Est. Comme par exemple, au Kenya où des problèmes de livraison de médicaments avaient pu être observés, le "Checkups Medical Center" de Nairobi a formé un partenariat avec des conducteurs de moto pour permettre de distribuer des médicaments dans la ville.

Le COVID-19 a donc pu créer des opportunités pour certains entrepreneurs innovants, mais il a aussi chamboulé les manières d’opérer des incubateurs et accélérateurs dans le secteur de la santé. Certains programmes ont par exemple été stoppés ou réorientés pour trouver des solutions contre la pandémie. Par exemple, l’incubateur CAMtech en Ouganda a été obligé de transformer son laboratoire d’innovations pour se concentrer sur la production massive de gel hydroalcoolique. De la même façon, Villgro Kenya a focalisé ses actions vers des réponses à la crise du COVID-19.

Il a été plus difficile de trouver de nouveaux donateurs à cause de la fermeture des frontières et des restrictions locales, mais il semble que, pour la plupart des accélérateurs en Afrique de l’Est, les financements déjà existants ont continué d’affluer, complétant ainsi les autres aides financières et techniques qui se sont spécifiquement rajoutées pour les projets liés au COVID-19.

Il semblerait donc qu’après quelques difficultés techniques à s’adapter à la crise sanitaire, les accélérateurs santé de l’Afrique de l’Est aient réussi à réorienter leurs actions et envisagent l’avenir avec optimisme.