Les atouts structurels de la France lui permettent, année après année, de continuer à attirer les investisseurs : en 2018, Business France et ses partenaires régionaux ont recensé 1 323 projets étrangers qui ont permis la création ou le maintien de plus de 30 300 emplois. Cela correspond a plus de 25 décisions d’investissement par semaine, souvent des projets à forte valeur ajoutée : un quart des investissements se font dans l’industrie et 10 % dans la R&D.

 

La France est une économie ouverte, disposant d’infrastructures de qualité, d’une main d’œuvre qualifiée, et permettant un accès facilité au marché européen. L’image qu’ont de la France les dirigeants d’entreprises étrangères a été profondément modifiée depuis l’élection présidentielle de 2017, et est aujourd’hui excellente : début 2019, 88 % des cadres dirigeants étrangers interrogés par Kantar Public pour Business France jugeaient la France attractive, en hausse de 4 points par rapport à l’année précédente.

 

Les classements sur la compétitivité, cependant, rappellent de façon récurrente certaines faiblesses de la France, notamment en ce qui concerne le marché du travail, la pression fiscale, et les attitudes vis-à-vis de la mondialisation et de l’entrepreneuriat. Afin de répondre à ces préoccupations, le gouvernement a engagé depuis deux ans un programme de réformes structurelles dont l’ambition est d’améliorer le climat des affaires et de renforcer l’attractivité de la France.

 

Ainsi, le modèle social français se transforme. Les ordonnances de septembre 2017 ont permis d’apporter plus de flexibilité au marché du travail ; la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle a pour ambition de former deux millions de personnes en cinq ans ; les réformes de l’assurance chômage et du système de retraite sont en cours.  La stratégie fiscale du gouvernement, notamment la baisse progressive du taux de l’impôt sur les sociétés pour atteindre 25 % en 2022, les baisses de cotisations sociales et la taxe forfaitaire sur les revenus des capitaux, permet de réduire la pression fiscale.

 

L’amélioration du climat des affaires se traduit par la Loi Essoc d’août 2018 et par la Loi Pacte, adoptée en avril. Le Grand plan d'investissement de 57 milliards d'euros, mené tout au long du quinquennat, doit accompagner les réformes structurelles et répondre à quatre défis majeurs de la France : la neutralité carbone, l’accès à l’emploi, la compétitivité par l’innovation et l’État numérique. Enfin, la modernisation de l’administration passe par Action Publique 2022 pour une transformation du service public et par les réformes institutionnelles à venir.

 

Les premiers effets de ces mesures se font sentir : les mouvements sociaux du début d’année ne semblent pas avoir entamé la confiance des investisseurs, et le taux de chômage a atteint 8,4 % au premier trimestre 2019, son plus bas niveau depuis 2009.  La France a gagné deux places en 2019 dans l’indice de confiance des investissements étrangers d’A.T.Kearney, publié en mai : elle est maintenant classée 5e parmi les pays les plus attractifs dans les trois prochaines années, un gain de cinq places depuis 2014. C’est un signe que les investisseurs ont confiance dans la poursuite des réformes engagées jusqu’ici.

Programme de réformes du Gouvernement